La 1e classe - spécificités

A 6-7 ans, à la sortie de la petite enfance, l’enfant est encore tout entier un être de mouvement, en union étroite avec son environnement proche qu’il perçoit par images. Il est encore dans l’imitation de tout ce qui se dit et se fait autour de lui, imitation basée sur le regard et l’écoute. L’imaginaire occupe une place prépondérante dans son appréhension du monde.

Le conte

Le conte propose, à l'imagination de l'enfant, un univers au sein duquel les animaux, les plantes, les pierres et les éléments s'animent dans des dialogues qui retiennent toute son attention.

A travers le conte, il se relie à l’archétype humain ; le conte est la scène où se déroule la destinée humaine. Toutes les dimensions de l’être humain se retrouvent dans les multiples personnages et éléments.


Le monde des formes

Les formes étudiées combinent les éléments fondamentaux que sont la droite et la courbe.
En 1ère classe, l’enfant dessine dans l’espace à l’aide de tout son corps les formes que sa main réalisera ensuite.

En effet, la forme apprise procède d’une activité de l’enfant dans sa totalité et non de sa seule pensée isolée. L’apprentissage commence à partir du mouvement du corps dans sa globalité, puis du bras et enfin de la main, développant ainsi l’habileté de l’enfant simultanément à sa construction intellectuelle. Et si l’on trace avec le pied, ce n’en sera que mieux : l’enfant se sera plié plus intimement au processus.

C’est de cette façon que se prépare l’enseignement de l’écriture. La lettre sera vécue par l’enfant comme la trace du mouvement qu’il exécute.


Le travail manuel

Dès le jardin d’enfants, en imitant l’adulte, l’enfant exécute de petits objets ; avec ces exercices, il commence à développer son habileté.
A partir de la 1ère classe, l’enfant est amené à faire un travail plus rigoureux. Il aborde par exemple le tricot : il fait une maille après l’autre, s’il en perd une, un trou apparaît. Ainsi l’enfant apprend à coordonner ses mouvements et vit, d’une façon encore inconsciente, le déroulement logique d’un travail.
Cet entraînement par le travail manuel l’aidera, plus tard, à enchaîner des idées et des mots de façon cohérente.